mardi, décembre 7, 2021
 

Comment aider vos clients déprimés

Morosité, déprime, fatigue nerveuse… Il n’est pas rare que vous soyez   confrontés à ces plaintes. Des conseils avisés et bien ciblés soulageront vos clients en mal de vivre.

L’ensoleillement et l’exercice physique en plein air, même par temps gris, libèrent des substances bénéfiques pour le moral. Néanmoins, en toute saison, lorsque celui-ci n’est plus au beau fixe, nous devrions commencer par analyser ce que nous mettons dans notre assiette… et ce que nous n’y mettons pas.

Stress et carences nutritionnelles

Certaines carences nutritionnelles peuvent déclencher ou aggraver des troubles de l’humeur. Un apport insuffisant de glucides, notre principale source d’énergie autant psychique que physique, se traduit toujours, à la longue, par fatigue et baisse du tonus mental. Nos cellules nerveuses se nourrissent de glucose! Un déficit en vitamines B, calcium, magnésium ou oméga-3, indispensables au bon fonctionnement du système nerveux, a des effets analogues. Ainsi, des régimes hypocaloriques sévères, pauvres en hydrates de carbone et en magnésium, et une consommation abusive d’alcool, qui appauvrit l’organisme en vitamines B et magnésium, épuisent nerveusement et physiquement.

La prise régulière d’œstrogènes (par ex. sous la forme de contraceptifs oraux) est également en mesure de provoquer des troubles de l’humeur, puisque ces hormones contrecarrent l’assimilation intestinale de la vitamine B6, l’une des plus toniques pour le moral. Enfin, des situations de stress important et prolongé, qui entraînent une déperdition considérable avec l’urine des vitamines et des minéraux antidéprime, peuvent conduire à la dépression même des personnes solides comme le «roc». Heureusement pour nous, notre corps sécrète naturellement des substances à l’effet antidépresseur, appelés «neurotransmetteurs cérébraux».

Troubles de l’humeur: des causes possibles

  • un apport insuffisant de glucides
  • un déficit en vitamines B, calcium, magnésium ou oméga-3 (régimes hypocaloriques, abus d’alcool)
  • La prise régulière d’œstrogènes
  • des situations de stress important et prolongé

Heureusement pour nous, notre corps sécrète naturellement des substances à l’effet antidépresseur, appelées «neurotransmetteurs cérébraux». Ce sont la dopamine, la norépinéphrine, la sérotonine et l’acétylcholine. Lorsque la synthèse de ces substances toniques et stimulantes est importante, nous avons un moral à toute épreuve. A l’inverse, cette synthèse diminue chez les personnes déprimées. C’est d’ailleurs au niveau des neurotransmetteurs qu’agissent les médicaments antidépresseurs. 

Des solutions dans notre assiette

Notre cerveau fabrique les médiateurs de la bonne humeur à partir de substances présentes dans les aliments (des acides aminés, constituants des protéines, et la choline, apparentée au groupe vitaminique B), et à l’aide de vitamines et minéraux (notamment la vitamine B6 et le magnésium). Les acides aminés en question sont la phénylalanine, le tryptophane et la tyrosine. Le tryptophane – acide aminé essentiel dont les aliments protéiniques d’origine animale sont riches – est transformé en sérotonine, la phénylalanine, en dopamine et norépinéphrine, la choline, en acétylcholine. Mais même lors de consommation suffisante de protéines, ces transformations peuvent se faire au ralenti si l’alimentation est carencée en vitamine B6 et/ou magnésium.

Heureusement pour nous, les aliments de la bonne humeur sont nombreux! Citons les glucides complexes et complets, les poissons, les laitages, les viandes blanches, les œufs, le soja et ses dérivés, ainsi que les fruits secs et oléagineux. Et encore, le chocolat noir (à consommer tout de même avec modération!) mérite largement sa réputation d’aliment bénéfique pour le moral à cause de sa teneur en phénylalanine et en magnésium. 

Les aliments de la bonne humeur

  • glucides complexes et complets (sources d’acides aminés essentiels)
  • poisson (oméga-3, vitamine D)
  • laitages (calcium, sélénium)
  • viandes blanches (sélénium)
  • œufs (sélénium)
  • soja et ses dérivés (calcium, magnésium)
  • fruits secs et oléagineux (oméga-3, minéraux)
  • chocolat noir (phényléthylamine)

Les suppléments antidéprime

Après avoir analysé les habitudes alimentaires de vos clients, vous pourrez conseillerle magnésium et la vitamine B6, de préférence en association, les oméga-3 ou encore la lécithine de soja, meilleure source naturelle de choline. En appoint, le millepertuis, le ginseng, l’orpin rose ou le curcuma (découvert plus récemment malgré sa tradition plurimillénaire) apporteront un plus à votre conseil.

Ce dernier en particulier, découvert plus récemment malgré sa tradition plurimillénaire, est une plante médicinale aux nombreuses propriétés bénéfiques. Elle contient des vitamines comme l’acide ascorbique et le carotène et des sels minéraux comme le potassium, mais ses principaux principes actifs sont les curcuminoïdes. Ceux-ci déploient des remarquables effets antioxydants et anti-inflammatoires.  En outre, plusieurs recherches ont mis en évidence que cette plante, à raison d’au moins 1000 mg de substance active (la curcumine) par jour, présente une action antidépressive incontestable. Mal assimilé lorsqu’il ingéré seul, le curcuma l’est aisément si on l’associe au poivre noir et à de la matière grasse. 

Et si tout cela ne suffit pas…

Si le mal-être persiste en dépit des mesures ci-dessus, une visite médicale s’impose, car une dépression n’est pas à exclure.

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