dimanche, juin 13, 2021
 

Aidez vos clients à mieux dormir!

La moitié des Suisses environ  souffre de troubles du sommeil  occasionnels et 20% de la population de notre pays a recours plus ou  moins régulièrement à des hypnotiques. Ceux-ci figurent d’ailleurs,  avec les anxiolytiques, parmi les médicaments les plus vendus au  monde.

Deux tiers des insomniaques ont des difficultés d’endormissement, les autres  se plaignent de sommeil agité ou de réveil précoce. On distingue l’insomnie  occasionnelle ou transitoire et l’insomnie chronique. Les causes de la première  sont multiples: une période de stress,  des soucis, un chagrin d’amour, un examen, un voyage, la toux, etc. Une insomnie qui dure plus de 2 à 3 semaines de vient chronique. Elle est souvent liée à des affections plus sévères, psychiques ou  psychiatriques.

Pour lutter contre l’insomnie, quelle que soit sa cause, il faut adopter une bonne  hygiène de vie, dont l’exercice physique, la  relaxation et le respect des rythmes biologiques font partie. L’alimentation a également un rôle important à jouer.

Le rôle de la sérotonine

Le sommeil est conditionné par la sérotonine, une substance fabriquée par le cerveau à partir du tryptophane. Le taux de  sérotonine dans le cerveau dépendde la  quantité de tryptophane fournie par l’alimentation.

Comme tous les acides aminés essentiels,  le tryptophane est présent dans les aliments protéiniques d’origine animale, le lait étant sa meilleure source. Néanmoins, un repas riche en protéines diminue le transport de tryptophane dans le sang, car  les autres acides aminés entrent en compétition avec lui. En revanche, un souper riche en glucides facilite son transport sanguin et son utilisation par le cerveau.

Les règles d’or du bien-dormir …  dans l’assiette

Il est aisé d’en déduire les éléments sui vants: 

• Les régimes sans glucides (pain, pâtes,  pomme de terre, etc.) peuvent avoir des  effets néfastes sur le sommeil. 

• Si l’on pratique l’alimentation dissociée,  il vaut mieux consommer les protéines à  midi et les féculents le soir que l’inverse. 

• Le souper idéal est pauvre en graisses (qui  gênent le sommeil en alourdissant l’es tomac), contient quelques protéines qui fournissent le tryptophane) et assez de  glucides (qui en favorisent l’assimilation). 

• Les personnes souffrant de troubles du  sommeil doivent impérativement supprimer en fin de journée les stimulants,  tels que la caféine et la nicotine. Six à  huit heures (voire plus!) peuvent être né cessaires pour éliminer la caféine conte nue dans une tasse de café ou une boîte  de boisson au cola! S’abstenir de fumer  une heure au moins avant le coucher est  aussi vivement recommandé. 

• Parmi les «amis» du sommeil figurent  la vitamine B6 et le magnésium, qui par ticipent à la synthèse de la sérotonine à  partir du tryptophane. De surcroît, le ma gnésium est pourvu de propriétés myore laxantes et favorise la détente nerveuse. 

• Très riche en tryptophane, le lait mé rite largement sa réputation d’aliment  inducteur de sommeil, à la condition  d’être sucré, de préférence avec du miel. 

Phytothérapie: une rose sans épines 

Les spécialités à base de plantes (valériane,  houblon, lavande, passiflore, etc.), ont fait  leurs preuves dans les insomnies légères à  moyennes. Bien tolérées, elles n’entraînent  aucun phénomène d’accoutumance, han gover ou effet rebond.

Homéopathie: des solutions ciblées

L’homéopathie offre également de nom breuses solutions lors de troubles du  sommeil. Voici quelques exemples. Des  difficultés d’endormissement liées à une  émotion joyeuse ou à l’abus de café justi fient le choix de Coffea. Ignatia est indiqué  lorsque la cause est une contrariété ou  un chagrin, Gelsemium, après une mau vaise nouvelle. Rhus toxicodendron est le remède de l’insomnie provoqué par un  grand effort physique, Kali phosphoricum,  par le surmenage intellectuel. Arsenicum  album convient à l’insomniaque agité et  anxieux, qui se réveille systématiquement  entre 1 h et 3 h, Thuya, à la personne se  plaignant de sommeil haché, troublé par  des mauvais rêves, avec réveil définitif vers  4 h du matin. La posologie conseillée est  de 5 granules en dilution 9 CH, le soir au  coucher. 

Les somnifères de synthèse

La prise d’un hypnotique de synthèse ne  devrait être envisagée que lorsque les  mesures ci-dessus s’avèrent insuffisantes.  Délivrés sans ordonnance, deux antihistaminiques, la diphénhydramine et la doxy lamine, ne conviennent qu’aux troubles de  sommeil occasionnels ou de courte durée. 

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